Wednesday, December 15th 2010
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Interview de Monsieur le Professeur François Moureau





Interview de Monsieur le Professeur François Moureau
François Moureau, Directeur des Presses Universitaires de la Sorbonne (PUPS), Directeur du Centre de Recherche sur la Littérature des Voyages (Paris-Sorbonne) et Professeur en littérature française du XVIIIe siècle à l'université de Paris-Sorbonne, est une autorité en matière de recherche. Certains de ses ouvrages ont été récompensés par des prix prestigieux comme par exemple le prix Briguet (1980) et Roland de Jouvenel (2007) de l'Académie Française. On ne compte plus les positions occupées dans les revues savantes, les comités éditoriaux, les équipes de recherche en France ou à l'étranger, de même que les collaborations avec des institutions prestigieuses telle la Voltaire Foundation (Oxford). Sorte de Balzac des temps modernes associant à la fois une très vaste érudition et une puissance de travail exceptionnelle, amateur d'archives et bibliophile averti, esprit fin et subtil, pince-sans-rire, François Moureau se distingue aussi par sa curiosité intellectuelle qui l'a amené à aborder différents champs d'étude : théâtre, histoire de l'édition, Beaux-Arts, littérature des voyages. Rares sont les chercheurs exerçant une influence aussi forte dans le milieu universitaire à la fois par l'abondance et la qualité de leurs travaux.

Nous sommes particulièrement heureux de présenter l'éminent chercheur et l'homme de goût qu'est François Moureau.



Pourquoi avoir débuté votre carrière par le théâtre et en particulier par Dufresny ? et quel regard portez-vous sur votre trajectoire personelle ?

Dès le lycée, j’aimais – bizarrement - citer Dufresny dans mes dissertations. Cette fantaisie de potache a eu un effet singulier quand je fus sur le point d’inscrire une thèse d’État sous la direction de Robert Garapon. Je voulais travailler sur le théâtre de Scarron, mais j’appris que le sujet était réservé par et pour mon directeur de recherche. Goûtant les esprits originaux et le théâtre peu académique, je m’orientais vers Dufresny, que Robert Garapon considérait comme un farceur qui n’aimait pas Molière. Cela emporta ma décision.

Le théâtre à l’italienne revu par la pratique parisienne ne passait pas pour de la littérature. D’ailleurs ni Lagarde ni Michard n’en parlaient. Bibliophile depuis l’adolescence, j’accumulai des éditions du théâtre dit du second rayon et je ne me préoccupai pas de ce que l’on en pensait. J’ai continué. Rat de bibliothèque déterminé, je me suis imposé dans l’univers académique par cet encyclopédisme né de lectures variées et de découvertes bibliophiliques de hasard. J’ai toujours préféré citer une édition ancienne plutôt que le livre de poche !

Vous avez tour à tour étudié le théâtre italien, les Beaux-Arts (Watteau par exemple), le monde de l’édition, la littérature des voyages etc. Pourquoi ce besoin d’aborder des sujets très variés ?

J’ai toujours eu une curiosité variée confortée par le hasard. Le texte théâtral qui m’intéressait était moins de la littérature qu’un élément d’un spectacle total où intervenaient la décoration, la musique, le chant et la danse. De l’iconographie théâtrale, on allait assez naturellement vers l’art qui représentait le théâtre. Grâce à Pierre Rosenberg, j’ai pu essayer de replacer Watteau dans son environnement culturel. C’était une piste qui, curieusement, était presque totalement à explorer. Je m’étonne parfois que chacun reste dans sa spécialité et ignore qu’elle n’a de sens que mise en perspective.

Combien d’heures travaillez-vous par jour ? Observez-vous une certaine discipline lorsque vous préparez un ouvrage ? Avez-vous des manies ou des ‘rites’ ?

J’écris le matin, de préférence tous les jours. Fort heureusement, je n’ai pas besoin de rite pour me mettre en route. Et avec le temps, j’écris de plus en plus vite.

Votre liste de publications est impressionnante et vous avez d’ailleurs reçu plusieurs prix prestigieux. Si vous deviez ne retenir qu’un seul ouvrage, lequel choisiriez-vous ?

On dit souvent le dernier… Celui qui m’a pris le plus de temps et qui est le plus original, puisque personne n’avait tenté une telle entreprise, est le Répertoire des nouvelles à la main (Oxford, 1999), mais j’ai quelque tendresse pour mes travaux sur Watteau et sur l’histoire du livre. Mon travail sur Dufresny, que j’ai abandonné depuis longtemps, même si je lui donne parfois un coup de chapeau me paraît aujourd’hui appartenir à un autre siècle : celui où j’avais le loisir de courir les bibliothèques.

Quels sont vos nouveaux projets ? Y a-t-il un thème ou une période que vous rêvez encore d’aborder ?

Actuellement, je travaille sur une définition culturelle claire de ce que j’appelle la France « rocaille », ni Classicisme ni Lumières : une période de bouillonnement que l’histoire littéraire a pour l’essentiel oubliée, car elle ne correspondait pas à la vulgate qui allait du « siècle de Louis XIV » à celui des Philosophes, sans rupture de continuité.

Quelles ont été les collaborations les plus réussies ou les plus marquantes au cours de votre carrière ?

L’histoire de la presse avec Jean Sgard pour nos deux dictionnaires, des journalistes et des journaux. Le catalogue Watteau du Grand Palais et le colloque que j’y avais organisé.

Pourquoi cet intérêt pour l’autre et pour l’étranger ?

Je me suis toujours senti plus européen que français et je déteste ce qui nous rétrécit au charnier natal.

Pensez-vous que la recherche doive se faire de façon pragmatique ou doit-elle être strictement planifiée et mûrement réfléchie ?

Aujourd’hui, la recherche telle que je l’ai longtemps pratiquée est devenue presque impossible. En France, les universitaires doivent obligatoirement appartenir à une équipe de recherche expertisée tous les quatre ans. L’électron libre n’a plus guère cours, sauf en fin de carrière ou pour qui la carrière importe peu, ce qui est la même chose.

Selon vous, se dirige-t-on vers un système universitaire qui privilégie les réseaux et la productivité effrénée au détriment de la recherche elle-même et de la qualité des publications ?

En France, les structures de contrôle de la recherche (CNU, ANR, AERES) fonctionnarisent l’activité des chercheurs. C’est encore plus vrai au CNRS. Le temps perdu à rédiger des rapports que personne ne lit est autant de perdu pour la recherche.

La recherche et les humanités sont-elles en danger ?

Les universités deviennent des entreprises, avec des DRH et des bilans financiers. Les sciences humaines et, plus encore les humanités, ne sont pas générateurs de budget. Toute culture qui ne soit pas immédiatement rentable a de moins en moins d’importance. Le chômage des docteurs a de quoi inquiéter.

Qu’est-ce qui vous étonne ou vous surprend le plus chez vos étudiants ou thésards ?

Chez les thésards, j’admire la volonté de parvenir au meilleur niveau, alors que ni leur présent ni leur avenir ne peuvent leur faire espérer la moindre considération sociale.

Vous êtes directeur des Presses de l’université Paris-Sorbonne. Quel est, selon vous, l’avenir du livre ?

Je ne pense pas que la version papier du livre, surtout dans le domaine de l’érudition, disparaisse. Le livre numérique, interrogeable, a un avenir évident dans notre secteur.

Pensez-vous que l’on aille vers une génération de l’image, c’est-à-dire qui se désintéresse de la lecture ?

C’est déjà fait. Mais on constate au niveau du master et de la thèse, un goût renouvelé pour la lecture, voire pour l’érudition.

Y a-t-il réellement une crise dans le milieu de l’édition ?

Non, la production du livre reste forte. Le problème est plutôt celui de la diffusion (disparition progressive de la librairie de proximité au bénéfice des grandes surfaces du livre et des sites de vente en ligne). Primauté du marketing et de la rentabilité immédiate : le livre reste vivant pendant quelques mois, ce qui est totalement contraire au principe de commercialisation lente des ouvrages de sciences humaines en général peu médiatisés.

Comment les PUPS se préparent-elles à la révolution du numérique ?

Nous avons déjà produit des versions PDF de certains de nos livres et nous mettons au point des versions interrogeables et annotables.

Quelles sont les dernières nouveautés des PUPS/ collections relatives au théâtre ?

Le théâtre se vend assez mal. Nous avons une collection généraliste « Theatrum mundi » et nous lançons une nouvelle collection sur les rapports de la philosophie et de la scène.

Quel système éducatif vous a semblé le plus intéressant ou le plus adapté aux besoins des étudiants ?

Le système canadien que j’ai pratiqué m’a paru le plus approprié aux étudiants (suivi et conseils). Le système français est moins contraignant pour les professeurs…

La situation des nouveaux diplômés vous paraît-elle avoir évolué ou la précarité s’est-elle, selon vous, accentuée ?

La situation des docteurs en sciences humaines est dramatique à peu près partout en Europe. Mon livre publié en 2007 Le Nouveau Prolétariat intellectuel. La Précarité diplômée dans la France d’aujourd’hui est encore malheureusement d’actualité. La société civile, et en particulier les DRH, se méfient des ces bacs plus dix, dont ils ne saisissent pas la spécificité adaptables à l’entreprise.

Que pensez-vous de l’université en ces temps de rénovations et réformes ?

Je pense que l’université dite « autonome » pense en termes économiques et non en termes de gestion académique des secteurs à représenter et à défendre au nom de l’universalité de son projet.

Comment voyez-vous l’évolution de l’enseignement dans les vingt prochaines années ?

On va vers un système qui va limiter la liberté académique, donc de recherche, au bénéfice du retour sur investissement.

Portrait chinois de François Moureau

Si vous deviez être un pays ou un lieu ?
Ferrare.

Le titre d’un livre ?
Amusements sérieux et comiques.

Un objet ?
Un coupe-papier.

Une devise ou un proverbe ?
Le pire n’est jamais sûr.

Une réplique de théâtre ?
Qu’allait-il donc faire dans cette galère ?

Un tableau ?
Les Montres molles de Dali.

Un bon mot ?
Dieu s’est trompé de monde.

Une fable de La Fontaine ?
Les deux amis.

Une coutume étrangère ?
Le cannibalisme.

Un moyen de locomotion pour voyager ?
Le sous-marin.


Interview par Sabine Chaouche

Liens:

PUPS: http://pups.paris-sorbonne.fr/pages/index.php
Littérature des voyages: http://www.crlv.org/swm/Page_accueil_swm1.php


BIBLIOGRAPHIE

François Moureau a publié de très nombreux articles (plus d'une centaine) ainsi que les ouvrages suivants:

Ouvrages:

1) (1979). Dufresny auteur dramatique (1657-1724), (Paris : Klincksieck), 522 p. (Académie française, Prix Biguet 1980).
2) i[Un singulier Moderne : Dufresny auteur dramatique et essayiste (1657-1724)i], Lille et Paris, Atelier de Reproduction des Thèses et Librairie Honoré Champion, 1979, 2 vol., 928 + CLXIV p.
3) F. M. & René Bernoulli, Autour du Journal de voyage de Montaigne (1580-1980). Avec une copie inédite du Journal de voyage, Genève-Paris, Slatkine, 1982, 187 p.
4) Le Mercure galant de Dufresny (1710-1714) ou le Journalisme à la mode, Oxford, The Voltaire Foundation, 1982, 161 p., ill. (S.V.E.C. n° 206).
5) Le Roman vrai de l’Encyclopédie, Paris, Gallimard, 1990, 224 p., ill. (coll. « Découvertes » 100) (2e éd. revue, 2001, 176 p.).
6) De Gherardi à Watteau : Présence d’Arlequin sous Louis XIV, Paris, Klincksieck, 1992, 162 p., 9 ill. (coll. « Bibliothèque de l’Age classique »).
7) De bonne main. La Communication manuscrite au XVIIIe siècle, Paris, Universitas ; Oxford, Voltaire Foundation, 1993, 196 p. : « Avant-propos ». « La plume et le plomb ». « Les nouvelles à la main dans le système d’information de l’Ancien Régime ». « Clandestinité et ventes publiques: le statut du manuscrit ». Bibliographie, Index des manuscrits, Index nominum.
8) Dictionnaire des Lettres françaises. Le XVIIIe Siècle. Édition revue et mise à jour sous la direction de F. M., Paris, Fayard, 1995, LXVI-1372 p.
9) Répertoire des nouvelles à la main. Dictionnaire de la presse manuscrite clandestine. XVIe-XVIIIe siècle, Oxford, Voltaire Foundation, 1999, in-4° à deux colonnes, L-517 p.
10) Le Théâtre des voyages. Une scénographie de l’Âge classique, Paris, PUPS, 2005, 584 p. (coll. « Imago mundi » 11).
11) La Plume et le plomb. Espaces de l’imprimé et du manuscrit au siècle des Lumières. Préface de Robert Darnton, Paris, PUPS, 2006, 732 p., front. et 172 ill. (coll. « Lettres françaises ») (Académie française, Prix Roland de Jouvenel 2007).
12) Le Nouveau Prolétariat intellectuel. La précarité diplômée dans la France d’aujourd’hui, Paris, Bourin Éditeur, 2007, 140 p. (coll. « Place de la Sorbonne »).

Direction d'ouvrages:

1) Dictionnaire des journalistes (1600-1789). Supplément I . Préparé par A.-M. Chouillet et F. M., Grenoble, 1980, (II)-151 p.
2) Dictionnaire des journalistes (1600-1789). Supplément II. Préparé par A.-M. Chouillet et F. M., Grenoble, Centre d’Étude des Sensibilités, 1983, 227 p.
3) Dictionnaire des journalistes (1600-1789). Supplément III. Préparé par A.-M. Chouillet et F. M., Grenoble, Centre de Recherche sur les Sensibilités, 1984, 212 p.
4) Études montaignistes en hommage à Pierre Michel. Par le concours de Claude Blum et de F. M., Paris, Champion, 1984, 258 p.
5) F. M. & Alain-Marc Rieu (éd.), Eros philosophe. Discours libertins des Lumières, Paris, Honoré Champion, 1984, 168 p., ill.
6) Dictionnaire des journalistes (1600-1789). Supplément IV. Préparé par A.-M. Chouillet et F. M. Grenoble, Centre de Recherche sur les Sensibilités, 1985, 242 p.
7) Métamorphoses du récit de voyage. Actes […] recueillis par F. M., Paris, Genève, Champion-Slatkine, 1986, 176 p. « L’imaginaire vrai », p. 165-167 (coll. « Littérature des voyages » II) (Retirage: 1997).
8) Dictionnaire des journalistes (1600-1789). Supplément V préparé par A.-M. Chouillet et F. M. Grenoble, Centre de Recherches sur les Sensibilités, 1987, II-181 p.
9) F. M. & Margaret Morgan Grasselli (éd.), Antoine Watteau (1684-1721) ; le peintre, son temps et sa légende. Paris-Genève, Champion-Slatkine, 1987, X-344 p., ill. et 73 pl. h. t. ( « Préface », p.VII-IX; « Watteau libertin ? », p. 17-22).
10) Les Presses grises. La Contrefaçon du livre (XVIe-XIXe siècles). Textes réunis par F. M., Paris, Aux Amateurs de Livres, 1988, 381 p., ill. (p. 7-18, 365-374).
11) L’Ile territoire mythique. Études rassemblées par F. M., Paris, Aux Amateurs de Livres, 1989, 182 p., ill. (coll. « Littérature des voyages » 3).
12) F. M. & Michel Simonin (sous la direction de), Tabourot, seigneur des Accords : un Bourguignon poète de la fin de la Renaissance, Paris, Klincksieck, 1990, 213 p. , ill. (« Tombeau de la littérature provinciale », « Repères bio-biblio¬graphiques », p. 9-18).
13) « L’Œil expert : voyager, explorer », n° spécial de la revue Dix-Huitième Siècle, n° 22, 1990 (« Présentation », p. 5-12).
14) Comité de rédaction du Dictionnaire des Journaux. 1600-1789, sous la direction de Jean Sgard, Paris, Universitas, 1991, 2 vol., in-4°, 1211 p. T. I : 34 notices ; t. II : 52 notices.
15) L’Œil aux aguets ou l’Artiste en voyage. Études réunies par F. M., Paris, Klincksieck, 1995, XII-235 p., ill. (coll. « Littérature des voyages » X). « Préface », p. VII-XI. « Pèlerinage d’artiste à Munich ou le peintre Anthelme Trimolet à la découverte de la modernité (1845) », p. 177-189 (coll. « Littérature des voyages » X).
16) Le Second Voyage ou le Déjà-vu. Études réunies par F. M., Paris, Klincksieck, 1996, VIII-143 p. « Préface », p. VII-VIII (coll. « Littérature des voyages » XI).
17) F. M. & Marie-Noëlle Polino (sous la direction de), Écritures du chemin de fer, Paris, Klincksieck, 1997, 160 p. « Avant-propos », p. 7-9 (coll. « Littérature des voyages » XV).
18) Littérature et séduction. Mélanges en l’honneur de Laurent Versini, édités par Roger Marchal et F. M., Paris, Klincksieck, 1997, 875 p.
19) Comité de rédaction du : Dictionnaire des journalistes 1600-1789, sous la direction de Jean Sgard, Oxford, Voltaire Foundation, 1999, 2 vol., in-4°, 1091 p. : 59 notices.
20) Nicholas Cronk et F. M., Études sur les Journaux de Marivaux, Oxford, Vif Voltaire Foundation, 2001, [4]-173 p.
21) L’Aube de la modernité 1680-1760, P. E. Knabe, R. Mortier et F. Moureau, éd., Amsterdam, Philadelphia, John Benjamins Publishing Company, 2002, VIII-554 p. (coll. « A Comparative History of Literatures in European Languages » 16) : « La Littérature dramatique », p. 161-204 ; « Bibliographie », p. 529-546.
22) Le Livre maritime au siècle des Lumières. Édition et diffusion des connaissances maritimes (1750-1850). Textes réunis par Annie Charon, Thierry Claerr et F. M., Paris, PUPS, 2005, 267 p., ill. (coll. « Centre Roland-Mousnier ») : « Le livre maritime dans l’économie de la librairie française, des origines au milieu du XVIIIe siècle », p. 9-24.
23) Captifs en Méditerranée (XVIe-XVIIIe siècles). Histoires, récits et légendes, Paris, PUPS, 2008, 270 p., 10 ill. (coll. « Imago mundi » 16) : « Quand l’histoire se fait littérature : de l’aventure personnelle au récit de captif et au-delà », p. 7-18, « Conclusion », p. 253-257, « Bibliographie », p. 259-268.

Editions critiques:

1) Jean Tarde, A la rencontre de Galilée : deux voyages en Italie. Préface et notes de F. M. Texte établi par F. M. et Marcel Tetel, Genève, Slatkine, 1984, 111 p. (« Biblioteca del Viaggio in Italia. Testi » 22).
2) F. M. et Élisabeth Wahl, Chants de la Révolution française, Paris, « Le Livre de Poche » n° 6610, 1989, 224 p., avec musique imprimée (cassette enregistrée jointe).
3) Charles-Simon Favart, La Fée Urgèle précédée de La Répétition interrompue, Paris, Cicero, 1991, [4]-XXV-140 p. (coll. « L’Illustre Théâtre »).
4) « Condillac et Mably : dix lettres retrouvées ou inédites », Dix-Huitième Siècle, n° 23, p., 1991, p. 193-200.
5) Le Cahier d’esquisses de Marivaux et autres textes, Paris, Klincksieck, 1992, 85 p., ill.
6) Marivaux, L’Île des esclaves suivie de i[La Colonie], Paris, Cicero, 1994, 128 p.
7) Laujardière, Guillaume Chenu de, Relation d’un voyage à la côte des Cafres (1686-1689). Édition établie, annotée et commentée par Emmanuelle Dugay. Préface de Frank Lestringant et Paolo Carile. Avant-Propos de F. M. [p. 15-19]. Paris, Les Éditions de Paris-Max Chaleil, 1996, 105 p., 12 ill.
8) Molière et Lully, Monsieur de Pourceaugnac. Comédie faite à Chambord pour le divertissement du Roy. Texte et présentation sous la direction de F. M. et de Jérôme de la Gorce, Rueil-Malmaison, Centre des Arts de la Scène des XVIIe et XVIIIe siècles, 1997, 165 p., ill.: « Histoire de la pièce », p. 14-19. « Pourceaugnac ou la comédie-machine », p. 30-38.
9) Challe, Robert, Difficultés sur la religion proposées au père Malebranche. Edition nouvelle d’après le manuscrit complet et fidèle de la Staatsbibliothek de Munich par Frédéric Deloffre et François Moureau, Genève, Droz, 2000, 814 p. (coll. « Textes littéraires français » 521).
10) Thérèse Philosophe ou Mémoires pour servir à l’histoire du Père Dirrag et de Mademoiselle Éradice. Texte établi, présenté et annoté par François Moureau, Publications de l’Université de Saint-Etienne, 2000, 159 p., ill. (coll. « Lire le Dix-Huitième Siècle »).
11) Lully, Jean-Baptiste, Œuvres complètes. Édition des textes littéraires sous la responsabilité de F. M., Hildesheim, Georg Olms Verlag, in-folio : Série I, 6 : Ballets, 2001, XXXVI-347 p. Série III, 16 : Armide, 2003, XXXI-335 p. Série II, 4 : Monsieur de Pourceaugnac ; Le Bourgeois gentilhomme, 2006, LV-335 p. Série II, 6 : Psyché, 2007, XXVIII-270 p.
12) Voltaire, « La Crépinade », « Utile examen des trois dernières épîtres du sieur Rousseau », Édition critique par F. M., Œuvres complètes. T. 16 : « Œuvres de 1736 », Oxford, Voltaire Foundation, 2003, p. 315-351.
13) Voltaire, « Conseils à un journaliste », Édition critique par F. M. avec la collaboration de Dieter Gembicki, Œuvres complètes. T. 20A : « Œuvres de 1739-1741 », Oxford, Voltaire Foundation, 2003, p. 449-516.
14) Voltaire, « Préface », « Vie de Monsieur Jean-Baptiste Rousseau », Édition critique par F. M., Œuvres complètes. T. 18A : « Œuvres de 1738 (I) », Oxford, Voltaire Foundation, 2007, p. XIX-XXIII, 1-84.
15) Voltaire, « Ana, anecdotes », «Annales », Édition critique par F. M., Œuvres complètes. T. 38 : «Questions sur l’Encyclopédie, par des amateurs » II : A-Aristée, Oxford, Voltaire Foundation, 2007, p. 281-322, 385-389.

sc



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