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 <title>The French Mag. Performance &amp; Drama</title>
 <subtitle><![CDATA[The Frenchmag is a new website for all those with an interest in French Culture. It has a special focus on French performing arts, theatre and Opera. ]]></subtitle>
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 <updated>2026-06-16T21:05:50+02:00</updated>
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   <title>Théâtre de la Michodière. "A Deux Lits du délit". Mise en scène : Jean-Luc Moreau. Avec Arthur Jugnot. Par Sabine Chaouche. </title>
   <updated>2011-05-12T09:06:00+02:00</updated>
   <id>https://www.thefrenchmag.com/Theatre-de-la-Michodiere-A-Deux-Lits-du-delit-Mise-en-scene-Jean-Luc-Moreau-Avec-Arthur-Jugnot-Par-Sabine-Chaouche_a281.html</id>
   <category term="Vie Culturelle/ Cultural life" />
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   <published>2011-05-02T14:32:00+02:00</published>
   <author><name>sc</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
De Derek Benfield.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.thefrenchmag.com/photo/art/default/2935373-4160738.jpg?v=1304893798" alt="Théâtre de la Michodière. "A Deux Lits du délit". Mise en scène : Jean-Luc Moreau. Avec Arthur Jugnot. Par Sabine Chaouche. " title="Théâtre de la Michodière. "A Deux Lits du délit". Mise en scène : Jean-Luc Moreau. Avec Arthur Jugnot. Par Sabine Chaouche. " />
     </div>
     <div>
      Deux couples se donnent rendez-vous dans un petit hôtel afin de donner libre cours à leur passion. Deux maris cavaleurs, l’un grand, billets en poche; l’autre petit, élastique et plutôt pingre. Deux épouses infidèles : l’une excentrico-tigresse, l’autre blonde et (donc) pas très fine. On avait connu l’hôtel du 'Libre-Echange' avec Feydeau. Benfield invente l’hôtel de l’échange non délibéré (ou délibérément caché). Monsieur Dubois et Monsieur prétendûment Dubois sont dans un hôtel miteux (néanmoins romantique) près de Paris, servis par Nollet, réceptionniste en goguette, à la fois goguenard et un tantinet persifleur, puis rapidement stressé par une situation qui lui échappe et qu’il doit gérer seul - ou accompagné de quelques billets de banque. Monsieur Dubois tombe en effet des nues lorsqu’il croise son épouse. Chacun, encapsulé dans le mensonge, brode, fait preuve d’une imagination folle - ou mange des chocolats pour compenser.        <br />
              <br />
       Situation rocambolesque, quiproquos, coups au coeur et frémissements, histoires invraisemblables montées en épingle, coups de théâtre en veux-tu en voilà - de quoi faire de cette pièce les délices des amateurs de comédies de boulevard.        <br />
               <br />
       La mise en scène est aussi déconcertante qu’époustouflante. La scène est divisée en trois lieux, comportant de multiples ouvertures (9 au total) : au premier plan on peut voir la réception qui forme un ‘T’ : un couloir le long de la scène, le bureau est situé au centre et une porte permet de sortir, au fond, centralement ; deux chambres (l’une bleue et l’autre verte) parallèles surélevées, l’une côté jardin, l’autre cour, constituées chacune d’un lit, d’une porte d’entrée (au centre et au fond de la scène), et d’une autre porte donnant sur une salle de bain sur le côté du lit (aile côté jardin ou cour). L’espace de représentation, diffracté, est brouillé. Il donne lieu à de multiples déplacements, à un chassé-croisé entre vrais couples et couples amants. Tantôt l’action est suspendue côté cour, comme un arrêt sur image, tandis que, côté jardin elle démarre (et vice versa) ; tantôt l’action est centrée sur la réception et l’avant-scène, l’arrière-plan étant comme mis entre parenthèse : les actions, les situations se superposent ou s’arrêtent permettant un jeu avec le temps et l’espace. Les portes ne cessent de claquer et mettent en abyme le genre même du vaudeville. Le rythme soutenu et endiablé de la mise en scène donne lieu à de véritables prouesses de la part des comédiens : tout est chronométré à la seconde près. La mécanique est parfaitement huilée et l’on doit ainsi saluer Arthur Jugnot, Garnier et Sentou pour la précision de leur jeu et surtout pour leur véritable performance physique. Emilie Caen est détonante et épatante dans le rôle de l'épouse sauvage ivre et perchée sur talons aiguille.  Entrez dans la danse comique, voyez comme on virevolte, sautez, tournoyez, mentez, et embrassez qui vous voudrez ! Les scènes de la chambre bleue et de la chambre verte nous apprennent ce qu'est le sport en chambre: on se jette sur le lit, on y rebondit, on se cache, on se défoule...  On rit d'un bout à l'autre de la pièce.       <br />
              <br />
       Les costumes sont carnavalesques : pantalons mauves ou grenat, tenue ‘gaga’ et coiffure à la Moulin Rouge, poitrine corsetée d’un cœur rouge satiné sur fond noir, noeud pap', gilet abeille sur jean grunge et baskets. Le cocktail est explosif et reflète bien l’atmosphère de folie qui règne sur scène mais aussi le mélange des tons et des genres. On s’approche souvent de la farce, ou du mélo ridicule - voire du vaudeville qui se moque gentiment du boulevard.        <br />
              <br />
       L’interprétation d’Arthur Jugnot est remarquable de naturel, l’aisance sur scène est évidente (il est parfois difficile de savoir si l’acteur joue son rôle seulement, s’amuse face à un événement imprévu ou fait des blagues à ses partenaires). On peut mesurer le chemin parcouru par le jeune acteur en l’espace d'une dizaine d'années, depuis ses timides débuts à l’école Périmony, à la maîtrise technique d’aujourd’hui. Juliette Meyniac, adorable dans le rôle de Mme Dubois, est tout autant naturelle sur scène.       <br />
              <br />
       L'énergie est communicative et l'on n'a guère envie d'aller au lit après une telle représentation.  On sent une vraie passion du théâtre et du talent chez ces acteurs qui nous entraînent avec brio et panache vers les joies du délire total.          <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Compte rendu par Sabine Chaouche</span>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Pitch</b></div>
     <div>
      Qu’une femme et son amant se donnent rendez-vous dans un hôtel perdu aux abords de Paris... n’a rien d’extraordinaire.       <br />
              <br />
       Q’un homme et sa maîtresse se retrouvent dans ce même hôtel désuet... relève de la coïncidence       <br />
              <br />
       Mais lorsque la discrétion de nos quatre infidèles... leur tranquilité, leur confort, et plus encore... viennent à dépendre entièrement du bon vouloir du maître des lieux... ça devient franchement loufoque !!       <br />
              <br />
       Car pour le plus grand bonheur de son portefeuille, notre hôte, plus margoulin que gérant suppléant, découvre que nos deux couples illégitimes ont, chacun, un terrible secret à cacher...       <br />
              <br />
       <b>Horaires</b>       <br />
       mardi, mercredi, jeudi, vendredi, samedi : 20h30       <br />
       Samedi : 17h00       <br />
       Dimanche : 15h00       <br />
       Durée du spectacle 1h35 sans entracte       <br />
              <br />
       <b>       <br />
       Tarifs : </b>       <br />
       40€, 32€, 28€, 24€, 18€, 8€
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>Théâtre du Palais-Royal (Paris). "Le Technicien" d’Eric Assous. Mise en scène de Jean-Luc Moreau. Par Sabine Chaouche.</title>
   <updated>2011-01-16T16:41:00+01:00</updated>
   <id>https://www.thefrenchmag.com/Theatre-du-Palais-Royal-Paris-Le-Technicien-d-Eric-Assous-Mise-en-scene-de-Jean-Luc-Moreau-Par-Sabine-Chaouche_a126.html</id>
   <category term="Vie Culturelle/ Cultural life" />
   <photo:imgsrc>https://www.thefrenchmag.com/photo/art/imagette/2538029-3576904.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2010-12-09T22:51:00+01:00</published>
   <author><name>sc</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Avec Roland Giraud, Maaike Jansen, Martine Mongermont, Patrick Guillemin, Jean Franco, Jean-Yves Roan, Zoé Bruneau, Arthur Fenwick.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.thefrenchmag.com/photo/art/default/2538029-3576904.jpg?v=1291934117" alt="Théâtre du Palais-Royal (Paris). "Le Technicien" d’Eric Assous. Mise en scène de Jean-Luc Moreau. Par Sabine Chaouche." title="Théâtre du Palais-Royal (Paris). "Le Technicien" d’Eric Assous. Mise en scène de Jean-Luc Moreau. Par Sabine Chaouche." />
     </div>
     <div>
      Que faire lorsque l’on est affairée et que son plus cher et tendre ennemi débarque dans votre bureau après vingt-cinq ans de séparation totale ?        <br />
              <br />
       Les histoires d’amour finissent mal en général, en particulier lorsque votre mari, dont le credo « les femmes c’est comme les yaourts, il ne faut pas dépasser la date de péremption », vous trouve tournée et décide de s’attaquer à un pot d’âge allégé. Balancée un beau jour dans le vide-ordures, Séverine Chapuis, femme à poigne, a remonté vaillamment la pente des amours déçues tout en montant sa petite entreprise désormais prospère. Un cadre de vie qui n’est pas des plus désagréables : une maison d’édition qu’elle dirige d’une main de fer, assortie d’un amant collaborateur.        <br />
              <br />
       C’est alors que l’amateur de yaourts surgit sans prévenir, tout de nippes vêtu, fauché comme les blés - et qui plus est puant des pieds. Un boulot c’est tout ce qu’il demande. Ou plutôt supplie. Lui d’ordinaire si fier… Comment ne pas résister au plaisir de le voir ramper après toutes ces années ? La vengeance n’a pas de date de péremption et puis c’est un plat qui se mange froid - et Jean-Pierre a toujours aimé le grand frais alors qu’à cela ne tienne ! Embauché ! mais attention, monsieur passera d’HEC aux WC car il sera technicien… de surface. Il oubliera Jean-Pierre Chapuis et deviendra l'Auguste inconnu. Pas question en effet de dévoiler l'identité du nouveau larbin...  Cela ferait tache...        <br />
              <br />
       Le décor (sur deux plans séparés au centre par des bibliothèques coulissantes) très réussi et original représente le bureau de Séverine : un beau désordre de livres et de dossiers. Il permet un jeu avec l’espace, modulable à souhait (agrandissement ou rétrécissement, effets de ce que l’on pourrait qualifier de «semi-vu», le fond étant parfois à demi caché par les livres sur les rayonnages) et qui épouse parfaitement le rythme et les péripéties d’une pièce riche en rebondissements.       <br />
              <br />
       La mise en scène est un petit bijou d’efficacité. Les jeux de scène savamment dosés et orchestrés ne lassent pas de plaire et faire rire : machine à café infernale, improbables caresses sur pantalon rayé, jongleries franco-germano-portugaises etc.        <br />
              <br />
       L’interprétation des premiers rôles est impeccable : on admire la justesse des réparties de Maaike Jansen, son dynamisme et son énergie en scène. On ne peut qu’applaudir l’interprétation brillante de Roland Giraud tour à tour misérable, révolté, obéissant, choqué, médisant, jaloux, maître chanteur, attendrissant…        <br />
              <br />
       Les rôles secondaires sont joués avec brio par Patrick Guillemin, Jean-Yves Roan et Martine Montgermon, mais aussi par Zoé Bruneau, exquise dans le rôle de la secrétaire dissimulatrice. La jeune actrice joue une séductrice assortie d’un zest de fragilité, de bonne humeur et de légèreté, se gardant de tomber dans le cliché de la secrétaire salope et haïssable. Elle se distingue en outre par une excellente écoute. L’entrée d’Arthur Fenwick, exubérant coursier au langage châtié et celle de Jean Franco, lecteur &quot;in&quot; au jugement infaillible, un tantinet efféminé et maniéré, resteront sans doute dans les annales. Non pas seulement pour les patins à roulettes ou le costume rouge vif en accord avec le manteau d’Arlequin. Ni trop, ni trop peu : le jeu est simplement parfait. A aucun moment on ne tombe dans la caricature : Zoé Bruneau, Jean Franco, et Arthur Fenwick, très prometteurs, font exister leur personnage et lui donnent une certaine épaisseur sans jamais être artificiels.        <br />
              <br />
        Les spectateurs s'esclaffent, en redemandent, applaudissent à tout rompre à la fin de la pièce (les machinistes sont ainsi obligés de remonter le rideau de scène car les rappels ne cessent). Les acteurs ont joué ensemble avec tact et naturel. Il ont trouvé un point d’équilibre, faisant de la mise en scène du <span style="font-style:italic">Technicien </span>une représentation à déguster sans modération.        <br />
              <br />
       A ne pas manquer !       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Compte rendu par Sabine Chaouche</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Jours de représentations : du mardi au vendredi à  20h30, le samedi à  17h et 21h, le dimanche à  15h30       <br />
              <br />
       Réservations : 01.42.97.40.00       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.theatrepalaisroyal.com/informations-le-technicien-131.html">http://www.theatrepalaisroyal.com/informations-le-technicien-131.html</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.thefrenchmag.com/Theatre-du-Palais-Royal-Paris-Le-Technicien-d-Eric-Assous-Mise-en-scene-de-Jean-Luc-Moreau-Par-Sabine-Chaouche_a126.html" />
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   <title>Théâtre des Variétés (Paris). "Le dîner de cons". Mise en scène de Jean-Luc Moreau. Avec Chevallier et Laspalès. Par Sabine Chaouche.</title>
   <updated>2010-12-12T14:52:00+01:00</updated>
   <id>https://www.thefrenchmag.com/Theatre-des-Varietes-Paris-Le-diner-de-cons-Mise-en-scene-de-Jean-Luc-Moreau-Avec-Chevallier-et-Laspales-Par-Sabine_a123.html</id>
   <category term="Vie Culturelle/ Cultural life" />
   <photo:imgsrc>https://www.thefrenchmag.com/photo/art/imagette/2526990-3560180.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2010-12-05T14:22:00+01:00</published>
   <author><name>sc</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.thefrenchmag.com/photo/art/default/2526990-3560180.jpg?v=1291560497" alt="Théâtre des Variétés (Paris). "Le dîner de cons". Mise en scène de Jean-Luc Moreau. Avec Chevallier et Laspalès. Par Sabine Chaouche." title="Théâtre des Variétés (Paris). "Le dîner de cons". Mise en scène de Jean-Luc Moreau. Avec Chevallier et Laspalès. Par Sabine Chaouche." />
     </div>
     <div>
      Courteline avait, en son temps, inventé un conomètre et se jouait de la bêtise humaine. Ce n’est pas un tube dont l’alcool giclerait au visage d’un pauvre diable qui est mis en scène, mais une crise. Petit rituel entre amis, le dîner de cons anime les soirées de Pierre Brochant, chasseur et amateur invétéré d'âmes mal dégrossies. Ce soir est le grand soir : il a enfin trouvé la perle rare. Mais alors qu’il se délecte à l’idée d’exhiber François Pinon, qu’il pressent obtenir la palme du super con, madame est dans tous ses états et madame s’en va.         <br />
              <br />
       Crise conjugale et crise de connerie ne font guère bon ménage et Pierre va rapidement frôler la crise de nerfs. Tout est donc affaire de crise et le spectateur entrant bientôt dans le jeu, fait aussi sa crise. Il rit de bon cœur et avec jubilation de situations &quot;à la con&quot;.        <br />
              <br />
       Le décor (le traditionnel salon) est sobre et élégant. Les teintes chaudes et la lumière réjouissent l'oeil. On entend peu de portes claquer comme on l'imaginerait du vaudeville. Tout se joue autour du canapé sur lequel s'effrondre ou s'enfonce un Pierre plié en deux - certes majoritairement par son lumbago - puis de plus en plus furieux et agressif face à la valse des bourdes d'un François prompt à bondir et réagir mais tout de même bien lourd.        <br />
              <br />
       Philippe Chevallier et Régis Laspalès jouent avec toute la générosité et l'enthousiasme qu'on leur connaît. Impossible donc de leur résister. La mise en scène doit énormément à la présence de Laspalès qui porte la pièce. Il n’était pas forcément évident de rivaliser avec Jacques Villeret (ni même de succéder à Dany Boon), inoubliable dans le personnage du naïf attachant et dont l’art des nuances était porté à sa perfection. D’autres partis pris artistiques ont été choisis fort heureusement. Le style Laspalès – son jeu de visage, sa voix, ses expressions – l’emporte. Certains pourront être agacés par cette personnalité si forte, par cette « nature » qui transperce le rôle ; d’autres verront avec bonheur l’acteur de talent dans un rôle (re)taillé sur mesure. Tout est question d’approche : vient-on voir le film à travers la pièce, la comédie ou les acteurs ?       <br />
              <br />
       Les applaudissements réitérés des spectateurs (plusieurs rappels) suggèrent que le public se fait d’abord plaisir en allant voir Chevallier et Laspalès et qu’il existe bel et bien un rapport affectif fort entre la salle et la scène. On est agréablement surpris de voir que les spectateurs participent, comme  le public d’antan, en montrant leur approbation et leur joie au cours de la représentation, <span style="font-style:italic">au cœur même des actes</span>. Les jeux de scène ou certaines répliques sont entrecoupés non seulement d’éclats de rire mais aussi de battements de main. L’action est suspendue quelques instants par la respiration du public. Signe que le courant passe et qu’au-delà de la réception de la mise en scène et de la pièce, les spectateurs souhaitent dialoguer avec les acteurs. En ce sens l’interprétation de Laspalès et Chevallier fait du théâtre un art réellement vivant. D’où d’ailleurs leur succès bien mérité.              <br />
              <br />
       Le duo Chevallier-Laspalès marche très bien, rôdé par une complicité évidente sur scène qui se fait néanmoins parfois aux dépens des autres acteurs. Chevallier et Laspalès forment un binôme très synchrone tant par l’écoute que par la manière de dire et de jouer, qui tranche avec la diction de Jessica Borio par exemple qui, du coup, peut paraître jouer de manière « non naturelle ». Mais peut-être est-ce un choix de la part du metteur en scène, afin que madame soit perçue sophistiquée ou upper class hyper chic ?        <br />
              <br />
       En définitive les acteurs tirent leur épingle du jeu (en particulier les rires et fous-rires, toujours difficiles à jouer). On repart du théâtre en regrettant presque qu’il faille un dénouement à la pièce, voire une réplique finale. On préférerait que la réconciliation entre Pierre et madame n’ait jamais lieu afin que le <span style="font-style:italic">Diner de cons</span> se poursuive indéfiniment.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Compte rendu par Sabine Chaouche</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Présentation du Théâtre des Variétés</b></div>
     <div>
      <b>Mise en scène:</b> Jean-Luc MOREAU       <br />
              <br />
       <b>Un spectacle</b>: de Francis VEBER       <br />
              <br />
       <b>Acteurs :</b>       <br />
           Stéphane BIERRY       <br />
           Jessica BORIO       <br />
           Philippe CHEVALLIER       <br />
           Bernard FRUCTUS       <br />
           Olivier GRANIER       <br />
           Régis LASPALES       <br />
           Irina NINOVA       <br />
              <br />
       <b>Décors:</b> Charlie MANGEL       <br />
              <br />
       <b>Lumières</b>: Fabrice KEBOUR       <br />
              <br />
       <b>Costumes</b> Gilles NEVEU       <br />
              <br />
              <br />
       <b>Le pitch du spectacle</b>       <br />
              <br />
       Si Pierre (Philippe Chevallier) vous invite un soir à dîner, méfiez-vous.       <br />
       Pierre a une spécialité : Le Dîner de cons.       <br />
       Un dîner qui a lieu une fois par semaine et dont le principe est tout simple:       <br />
       Chaque invité doit amener un con.       <br />
       Celui qui a amené le plus spectaculaire est déclaré vainqueur.       <br />
       Ce soir Pierre est ravi.       <br />
       Il a mis la main sur un champion du monde.       <br />
       François (Régis Laspalès).       <br />
       Pierre s’apprête à passer un grand moment. Il ne se doute pas de ce qui l’attend.       <br />
       Il va vite découvrir qu’avec François les soirées sont toujours imprévisibles.       <br />
              <br />
       Du Mardi au Vendredi à 20h30 - le Samedi à 17h30 et 21h00 - le Dimanche à 16h30.       <br />
       Durée du spectacle: 2h25 mn       <br />
       Jusqu'au 4 janvier (prolongations)       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.theatre-des-varietes.fr/content/le-diner-de-cons.html">http://www.theatre-des-varietes.fr/content/le-diner-de-cons.html</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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