Sunday, December 26th 2010
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Outils pour l’analyse d’un texte poétique





Outils pour l’analyse d’un texte poétique
Types de vers :

Les plus courants sont :
- l’octosyllabe (8 syll.) ;
- le décasyllabe (10 syll.) ;
- l’alexandrin (12 syll.).

Il existe le dissyllabe (2 vers) ; le trisyllabe (3 syllabes) ; le tétrasyllabe (4 syllabes) ; le pentasyllabes (5 syllabes) ; l’hexasyllabe (6 syllabes) ; l’heptasyllabe (7 syllabes).

On dit qu’une strophe qui a des vers de même type est isométrique. Lorsque les types de vers sont mélangés, on dit que le texte est hétérométrique.

Les strophes (en général de 2 à 14 vers):
On trouve le distique (2 vers) ; le tercet (3 vers) ; le quatrain (4 vers) ; le quintil (5 vers) ; le sizain (6 vers) ; le septain (7 vers) ; le huitain (8 vers) ; le neuvain (9 vers) ; le dizain (10 vers) ; le douzain (12 vers)


Le rythme :

L’alexandrin est divisé en deux hémistiches (6 + 6 syllabes) et la pause centrale se nomme la césure (repos).
Il existe différents types de césure comme par exemple la césure lyrique : le mot à la fin du 1er hémistiche a un « e » non élidable.

Ex : O Bretagne // pleure ton espérance.


Les rimes :

Les rimes comportent une homophonie finale (un même son final).
Elles peuvent être : plates (AA, BB…) ; croisées (ABAB) ; embrassées (ABBA)
Une rime est masculine ou féminine (terminée par une syllabe non accentuée : présence d’un e muet – qui ne se prononce pas).


Qualité de la rime :

- suffisante (2 sons identiques : consonne + voyelle ou voyelle + consonne)
- riche (plus de 3 sons identiques)
- pauvre (1 seul son identique)

Ex : sache / lâche = rime suffisante

Les rimes féminines comportent un e dit caduc car il n’est jamais prononcé et on ne le compte pas dans le nombre des syllabes du vers. On dit que le vers à rime féminine a une syllabe surnuméraire (une syllabe de plus):

Décompte :

Ex :
De / s’a / bais / ser / ain / si / jus / qu’à / tra / hir / son / âme.
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 (e : e caduc)

Et NON
Ex :
De / s’a / bais / ser / ain / si / jus / qu’à / tra / hir / son / â / me.
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13


L’enjambement :
Quand un groupe grammatical inachevé en fin de vers se poursuit le vers suivant, on dit qu’il y a enjambement.

Ex :
Morbleau ! C’est une chose indigne, lâche, infâme
De s’abaisser ainsi jusqu’à trahir son âme.


Les figures de style :

L’assonance : la répétition d’un même son dans un vers (ex : Les ondoyants cheveux du sillon blondissant. Du Bellay ; sons « on » et « en »)
L’allitération : répétition de mêmes consonnes dans un vers. (ex : Pour qui sont ses serpents qui sifflent sur vos têtes. Racine ; consonne « s »)
La paronomase : fait de rapprocher des mots offrant des sonorités proches avec des sens différents.

Ex :
Aucun murmure de mémoire aucun bronchement de branche
Ton pas est doux comme un crayon gris sur une page très blanche. (Aragon)

L’homéotéleute : homophonie finale entre deux mots d’une même phrase ou d’un même vers.

Ex :
Les abîmes que le regard sublime
Oublie, passant audacieusement d’un point à l’autre. (Claudel)


La prononciation :

Toutes les syllabes se prononcent au sein du vers
La diérèse est le fait d’ajouter une syllabe (en séparant la diphtongue en deux sons distincts). Ex : pro/ tes/ ta/ tion > pro/ tes/ ta/ ti/ on
La synérèse est le fait de contracter deux syllabes. (rare)
Le hiatus : il existe quand deux phonèmes vocaliques entrent en contact sans que le premier soit élidé : ex : José est un garçon. (les deux sons font hiatus)

sc




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